Les oligo-éléments chélatés

Les oligo-éléments chélatés, fixés sur une molécule organique, sont absorbés plus facilement par leur organe cible. Ils se révélant alors plus efficaces. Le zinc chélaté, par exemple, se fixe mieux au niveau du poil que le zinc sous forme libre. C’est cela qui stimule la croissance du pelage. L’amélioration de la qualité nutritionnelle de l’aliment obtenue grâce aux chélates, permet de mieux couvrir le besoin en chaque oligo-élément de l’animal.

Pour la petite histoire

Légalement, un oligo-élément chélaté se constitue d’un ion métallique lié à trois acides aminés. Pour éviter les interactions entre les différents oligo-éléments et limiter les quantités rejetées, la recherche en nutrition animale crée les chélates. Ainsi, ils miment la nature, en associant des formes minérales des oligo-éléments à des protéines (acides aminés). De plus, la chélation est un processus physico-chimique au cours duquel est formé un complexe, le chélate, entre un ligand, dit chélateur ou chélatant, et un cation métallique, alors complexé, dit chélaté. La chélation est un phénomène naturel fondamental par exemple le magnésium dans la chlorophylle est chélaté…

 

Leurs rôles dans l’organisme

L’évolution des performances des animaux et la modification des pratiques renforcent la nécessité d’apports réguliers en oligo-éléments. Dans un premier temps l’utilisation de cette forme d’apport des oligoéléments n’a pour seul intérêt que d’améliorer la digestion. Mais aussi et surtout l’absorption digestive de ces derniers, qui normalement est inférieure à 30 %. Cependant 70 % de l’élément minéral se retrouve alors dans les excréments. Lorsque les oligo-éléments sont chélatés, le rendement d’absorption peut être supérieur à 60 %.

 

Sources naturelles

Afin de chélater les éléments minéraux tels le fer, le cuivre, le zinc, le manganèse, l’iode ou le sélénium, on utilise des acides aminés purifiés d’origine naturelle. On les retrouve : dans le sol, sous formes minérales, plus communément appelées sels minéraux (les formes les plus communes de sels minéraux sont les sulfates et les oxydes). Mais également dans les végétaux, sous forme organiques. C’est-à-dire imbriqués et/ou associés à des molécules biologiques : des protéines.