Matières d’origine végétale


Origine

L’industrie française des aliments pour animaux de compagnie utilise environ 850.000 tonnes de matières premières végétales.

Ce sont pour moitié des céréales (blé, maïs, orge…) et des protéagineux (farines de pois, soja) achetés sous forme de grains entiers ou de farine. L’autre moitié est représentée par des coproduits d’origine végétale issus d’une première transformation (farines basses, sons de meunerie et autres sous-produits de tamisage, pulpes de betteraves, tourteaux de soja, coproduits d’amidonnerie…).

Les céréales constituent, avec les matières grasses, une des sources essentielles d’apport énergétique nécessaire à l’alimentation des animaux de compagnie. Elles ne peuvent être assimilées par les animaux qu’une fois gélatinisées (opération de cuisson permettant de rendre l’amidon digestible). Grâce à leur teneur élevée en amidon, elles jouent un rôle « structurant », déterminant dans la mise en forme et la tenue des croquettes obtenues par cuisson extrusion.

Les sons et pulpes jouent un rôle positif pour le transit intestinal des animaux, grâce à leur richesse en fibres solubles. Les tourteaux et les coproduits d’amidonnerie ont une teneur élevée en protéines caractérisées par un profil en acides aminés complémentaire de celui des protéines animales.

Provenance

A l’identique des matières d’origine animale, les matières d’origine végétale sont essentiellement achetées en France et dans les autres Etats membres de l’Union européenne.

Statut réglementaire et sécurité sanitaire

Les fabricants s’intéressent prioritairement aux critères qualitatifs suivants : le taux de matière sèche (> 85%, garant de la conservation des grains), le poids spécifique, la teneur en protéines et la teneur en amidon.

Ils surveillent aussi de très près les qualités organoleptique, bactériologique et mycologique des céréales, en particulier la présence éventuelle de mycotoxines (toxines produites par des moisissures), qui peuvent se développer sur les végétaux avant la récolte, ou après, pendant leur stockage. Elles sont susceptibles d’engendrer des effets indésirables chez l’animal : diminution de la valeur alimentaire et sous-consommation, défaut d’appétence, troubles de la reproduction.

Pour renforcer leurs garanties sanitaires, les céréales sont nettoyées à réception en usine afin d’éliminer les grains cassés ainsi que les impuretés éventuellement présentes.

La réglementation concernant les OGM dans l’alimentation humaine s’applique en totalité aux aliments pour animaux : présence et seuil d’étiquetage.

Les fournisseurs sélectionnés par les fabricants d’aliments pour animaux de compagnie sont soumis à des cahiers des charges de plus en plus rigoureux. Toutes les livraisons de matières premières sont analysées afin d’évaluer précisément leur qualité nutritionnelle et sanitaire, avant leur mise en œuvre. Des contrôles permanents ont lieu en cours de production et sur les produits finis qui permettent de vérifier la conformité des produits à toutes les étapes de leur fabrication et de garantir une sécurité alimentaire optimale.

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