Les épizooties

Les maladies contagieuses animales (épizooties) peuvent occasionnellement passer d’une espèce à l’autre. L’alimentation est un risque théorique. Pour autant, les process de fabrication (chauffage à 90°C), sélection des matières premières, rendent ce risque pratiquement absent. Les deux dernières alertes (« grippe » aviaire et encéphalopathie spongiforme bovine dite « maladie de la vache folle ») n’ont pas eu de conséquences pour nos animaux domestiques grâce à des mesures prises très en amont et des réactions très précoces des industriels dès la menace identifiée.

Le suivi des épizooties (maladies contagieuses qui frappent les animaux) est un sujet au cœur des préoccupations de la FACCO, pour deux raisons essentielles :

- la baisse de la disponibilité des matières premières animales concernées par l’épizootie,
- la fermeture des frontières par l’Autorité compétente.

Les maladies contagieuses sont obligatoirement notifiées à l’OIE (Organisation Mondiale de la Santé Animale). Les informations sont ainsi communiquées extrêmement rapidement aux services sanitaires européens (donc français), dont les experts participent aux décisions débattues au sein du CPCaSa, Comité Permanent de la Chaîne Alimentaire et de la Santé Animale de la Commission européenne.

En cas de risques de propagation d’un pays ou d’une région à l’autre, les mesures d’interdiction de mouvements d’animaux et/ou de matières animales sont prises par décision communautaire, acte légal s’appliquant uniformément dans les Etats membres de l’Union Européenne.

Le risque de propagation d’une épizootie via les matières premières est, quant à lui, extrêmement faible. En effet, conformément au règlement cadre communautaire 1069/2009 et à son règlement d’application 142/2011, notre Industrie n’utilise que des matières premières de catégorie 3 provenant d’animaux sains déclarés propre à la consommation humaine par les services vétérinaires. Ainsi, nos produits finis (aliments humides ou secs pour chien ou chat), sont d’une sécurité quasi-totale. En effet, la garantie apportée par les matières premières, cumulée à celle des procédés de fabrication (notamment le chauffage à des températures supérieurs à 90°C), rend ces aliments normalement indemnes de germes pathogènes.

LES DERNIERES GRANDES ALERTES

Récemment, l’influenza aviaire

Apparue à la fin 2003, une épizootie d’influenza aviaire à virus H5N1 hautement pathogène (HP) s’est développée en Asie du Sud-Est, puis s’est propagée à l’Europe et à l’Afrique à partir de l’été 2005.

Les oiseaux sauvages, les déplacements d’oiseaux infectés le long de certaines voies migratoires, etc… ont été impliqués dans la propagation du virus. Chaque vague de circulation virale dans une région donnée a été de courte durée et les mesures mises en œuvre par les Autorités sanitaires françaises et européennes pour protéger les élevages, ont montré leur efficacité et la menace a été rapidement jugulée.

Le nombre de cas de maladie humaine spécifiquement associés au virus H5N1 est resté très limité (346 au 31 décembre 2007 selon l’OMS), malgré l’extension de la panzootie sur trois continents, les dizaines de millions d’oiseaux infectés et les millions d’humains probablement exposés, compte tenu des conditions d’hygiène et de promiscuité entre l’homme et la volaille dans les continents asiatiques et africains. Ainsi, contrairement aux prévisions les plus pessimistes, le virus H5N1 n’est pas devenu épidémique chez l’homme.

(Source AFSSA– Rapport 2008)

Plus antérieurement, l’encéphalopathie spongiforme bovine (ESB)

Dès 1991, la profession, qui suivait l’évolution de la recherche scientifique, s’était interdite de sa propre initiative, et ce bien avant d’autres professions, au plan européen, l’utilisation des matières à risque (rate, thymus, cervelle, amygdales, moelle épinière) qui devaient faire quelques années plus tard l’objet d’une interdiction par les services officiels européens (matières à risque spécifié). Cette remarquable anticipation de notre Industrie l’a efficacement protégée des effets négatifs de ce qui a été appelé la ‘crise de la maladie de la vache folle’. La sécurité des aliments pour animaux familiers mis sur le marché a été largement reconnue par les consommateurs. En effet, si les consommateurs ont freiné leurs achats de viandes bovines pour leur propre consommation, ils n’ont pas freiné leurs achats d’aliments préparés pour chiens et chats.

Grâce au plan d’éradication mis en place par les Autorités communautaires, le nombre de cas d’ESB est passé de 25382 en 1992 à 175 en 2007, soit une prévalence de 0.18% (la prévalence est le pourcentage de cas sur le nombre d’animaux testé).

En ce qui concerne la France, le pic de l’épizootie se situe en 2002 avec 240 cas. Il est tombé à 8 cas en 2007 pour la 2ème année consécutive.

Nous pouvons donc légitimement penser que l’épizootie est maintenant totalement maîtrisée.

(Source : Rapport 2007 - Commission Européenne - Direction SANCO – 12 août 2008)

Conclusion

Les programmes de recherches scientifiques, le dispositif européen d’épidémiosurveillance et la réglementation communautaire constituent un ensemble efficace de lutte contre les épizooties et de leur maîtrise.

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