Accueil du site > Homme et animal > Enquête FACCO/TNS SOFRES 2010 sur le Parc des Animaux Familiers Français

L’enquête 2010


Vous trouverez le détail de cette enquête dans nos rubriques « La population française d’animaux familiers et leurs maîtres » et « La possession d’animaux familiers ».

L’enquête a été menée sur le terrain en octobre/décembre 2010 à l’aide d’un questionnaire adressé à 14.000 foyers français, issus de la base de sondage TNS Postal Access Panel, représentatifs en terme de taille du foyer, âge, catégorie socio-professionnelle, taille d’agglomération et région d’habitat.

Les points-clés sont les suivants :

- La taux de possession passe en dessous du seuil de 50% (48,7% des foyers français possèdent au moins un animal de compagnie alors qu’ils étaient 51,2% en 2008),

- 59 millions d’animaux partagent la vie des familles françaises (chiens, chats, poissons, oiseaux et petits mammifères),

- La population canine poursuit sa baisse (-223.000 en 2 ans, -488.000 en 4 ans) et la population féline continue de croître (+278.000 en 2 ans, +923.000 en 4 ans),

- La population de petits mammifères régresse de 228.000 en 2 ans et celle des oiseaux augmente de plus de 2,5 millions entre 2008 et 2010,

- La population de poissons enregistre une baisse très significative (- 4,8 millions).

La population française d’animaux familiers et leurs maîtres

Des animaux familiers dans un peu moins d’un foyer français sur deux.

Dans la France de 2010, plus de 59 millions de chiens, chats, oiseaux, poissons et autres petits mammifères partagent la vie des familles françaises.

La population de chiens avec 7,59 millions poursuit sa décroissance (-2,86% versus 2008) alors que la population de chats avec 10,96 millions augmente de 2,6%.

La population de poissons (31,58 millions) baisse de plus de 13% versus 2008. Les difficultés liées au dénombrement des poissons incitent toutefois à la prudence dans l’interprétation de ces chiffres.

Avec une augmentation de plus de 2,5 millions en 2 ans, la population d’oiseaux retrouve son niveau de 2004, antérieur à la crise de l’influenza aviaire et des contraintes alors imposées.

Les petits mammifères, avec leurs 3 millions d’individus, sont en baisse de 7% par rapport à 2008.

Quelques caractéristiques de la population canine

Le "bâtard" occupe toujours la première place avec environ 25% de la population. Le Labrador conserve la première place des chiens de race avec 8,7%, suivi du Yorkshire Terrier (6,4% des foyers possesseurs) et du Caniche (4,6%)

L’intérêt des français pour les chiens de race se maintient : 49,1% sont de pure race, 20,9% sont des chiens avec pedigree.

47,7% des chiens sont des mâles, dont 21,6% sont castrés. 52,4% sont des femelles dont 42,4% sont stérilisées.

Indice de la responsabilité des maîtres, le taux de stérilisation augmente régulièrement d’année en année (32,5% de la population totale de chiens, +3 points vs 2008).

Population féline

Les chats de race indéterminée, dits de gouttière, ou issus de croisements constituent la majorité de la population féline (62% en 2010). Seulement 4,5% des chats sont déclarés par leurs maîtres comme étant de pure race dont 2,3% avec pedigree.

Le trio des races préférées est constitué des siamois pour 3% de la population, des persans (2%) et des chartreux (1%).

44,5% sont des mâles dont 77,8% sont castrés et 55,5% sont des femelles, dont 71,4% sont stérilisées.

Sur l’ensemble de la population de chats, le taux de stérilisation de chats est de 74,2%, en augmentation de 2 points vs 2008.

La possession d’animaux familiers


Des animaux familiers présents dans un peu moins d’un foyer français sur deux

La place des animaux familiers - Taux de possession par foyers
2008 2010
Foyers possédant au moins un chien 24,1 % 22,4 %
au moins un chat 27,0 %26,1 %
au moins un poisson 12,3 %11,1 %
au moins un oiseau 4,0 % 3,7 %
au moins un rongeur 6,7 %6,1 %
Source FACCO/TN SOFRES 2010

La multipossession croît croît très légèrement :

- 17,6% des possesseurs de chiens possèdent 2 chiens ou plus (vs 17,4% en 2008),

- 31,9% des possesseurs de chats possèdent 2 chats ou plus (vs 31,4% en 2008).

Le poisson rouge dans son bocal a toujours autant de succès puisque la monopossession passe de 21,1% à 23,9% entre 2008 et 2010. En revanche, l’aquariophilie semble souffrir fortement puisque la multipossession passe de 78,9% à 76,1% su la même période.

La possession d’un oiseau unique en cage faiblit (29,2% en 2010 contre 31,2% en 2008). En revanche, les grandes volières ont dépassé leur niveau d’avant la crise de l’influenza aviaire. La moyenne d’oiseaux possédés double quasiment et passe de 3,37 à 5,97.

Profil des possesseurs

CHIENSCHATS
Maison particulière77,4%68,2%
- avec jardin74,7%64,8%
Localisation rurale (moins de 2.000 habitants)39,3%32,6%
Présence d’un adulte au foyer = oui 63,1% 54,7%
Taille du foyer : 3 et + 46,6%42,9%
Nombre d’enfants : 1 et +36,9%34,5%

Les chiens vivent principalement dans des foyers de taille moyenne qui vivent dans des zones rurales, dans des maisons avec jardins. Il y a plus souvent que par le passé quelqu’un à la maison pendant la journée.

Les chats, eux, se trouvent en majorité dans des familles de taille moyenne vivant en zone rurale dans des maisons avec jardins.

Catégories d’agglomérations

Principalement en milieu rural
CHIENSCHATS
RURAUX39,3%32,6%
2 000 à 20 000 hab.18,3%17,6%
20 000 à 100 000 hab.12,3%12,9%
Supérieure à 100 000 hab.21,3%25,1%
Agglomération parisienne8,8%11,8%
Source FACCO/SOFRES 2010

Habitats

En famille et en maison individuelle
Foyers de 3 personnes et plusEn appartementEn maison individuelle(dont maison avec jardin)autres (dont fermes)
CHIENS46,6%18,8%77,4%74,7% 3,8%
CHATS42,9%28,3%68,2%64,8% 3,5%
Source FACCO/SOFRES 2010

Répartition de la population canine et féline par région

Région% Possesseurs CHIENS% Possesseurs CHATS
Paris11,1%14,3%
Agglomération parisienne Est 8,1% 8,7%
Agglomération parisienne Ouest10,6%8,4%
Nord 7,9%5,4%
Est7,7%7,9%
Ouest17,1%15,3%
Sud-Ouest13,7%13,5%
Sud-Est11,9%11,4%
Méditerranée12,0%15,2%
Source FACCO/SOFRES 2010

Zoom sur la possession canine

La baisse régulière et importante de la population canine (- 1 million en 7 ans) nous a conduit à examiner avec attention les causes de possession et surtout celles de non possession d’un animal.

Les résultats de l’enquête TNS SOFRES 2010 nous permettent d’affirmer qu’il n’existe pas de "désamour" des français vis à vis des chiens.

En effet, ils ne sont que 6,1% à ne pas en posséder car eux-mêmes ou quelqu’un de leur famille ne les aime pas (ils étaient 8,1% en 2006).

Les raisons de la non possession sont à trouver dans les modifications du mode de vie et dans l’évolution de la courbe démographique nationale.

Les causes les plus importantes de non possession sont :
- 18,3% des non possesseurs ne le sont pas car ils considèrent que la possession d’un chien pose problème quand ils partent en week end ou en vacances,
- deuxième cause de non possession : l’engagement que cela représente sur plusieurs années (pour 11,8% des non possesseurs vs 9,8% en 2006). Cette cause, ainsi que la suivante dans l’ordre des réponses (je n’ai pas les conditions appropriées pour m’en occuper comme je le souhaiterais), sont sans doute un signe de responsabilité des maîtres.

On observe simultanément une sous-représentation de la tranche d’âge des plus de 55 ans qui regroupe 34,6% des possesseurs de chiens (vs 43,5% de la population française). La population des plus de 55 ans est appelée à croître en fonction de l’évolution démographique française. Cette classe d’âge constituée en grande partie de personnes retraitées, en bonne santé, et disposant d’un pouvoir d’achat confortable, est une population qui voyage, qui privilégie les loisirs extérieurs et qui est donc à la recherche d’un grande flexibilité.

Par ailleurs, les résultats de l’enquête marginalisent un certain nombre d’autres causes de non possession devenues des lieux communs telles que :
- « Les chiens ne sont pas hygiéniques » (raison la plus importante citée par 1,5% des non possesseurs)
- « Cela crée trop d’ennuis avec le voisinage » (1%)
- « Les chiens salissent les rues, terrains de jeux, jardins » (0,7%)
- « J’ai peur qu’il morde quelqu’un, qu’il soit agressif » (0,5%)
- « Les chiens, çà abime tout dans la maison » (0,5%)
- « Les chiens peuvent transmettre des maladies » (0,1%)

Il est également à noter que le coût d’acquisition et d’entretien de l’animal n’est pas un facteur discriminant puisque cette raison de non possession est citée comme la plus importante par seulement 2,9% des non possesseurs.

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